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Agence de traduction ou traducteur freelance : comment choisir ?

Vous avez besoin de traduire un texte et vous ne savez pas par où commencer ni à qui vous adresser : agence de traduction ? Traducteur freelance ? Comment faire le bon choix ? Cet article est fait pour vous.

Comment fonctionne le secteur de la traduction ?

Pour commencer, faisons le point sur l’état du marché de la traduction et de l’offre de services qui vous attend. Dans son rapport sur le marché de la traduction en Europe, l’EUATC6 souligne que la traduction est l’un des marchés les plus fragmentés qui soient. Ce secteur est fortement concurrentiel, il est peu structuré et manque d’unité. Le point sur les différents acteurs qui font toute la force (et les faiblesses) du marché de la traduction.

Trois types de « vendors » ou prestataires

On dénombre trois types de prestataires de services linguistiques : les SLV (Single-Language Vendors), les MLV (Multi-Language Vendors) et les sociétés de traduction.

SLV

Derrière cet acronyme mystérieux, se cachent en réalité les traducteurs et les interprètes travaillant à leur compte. Ils exercent principalement en profession libérale (autoentrepreneur ou société individuelle) et traduisent uniquement vers leur langue maternelle. D’où le nom de « prestataire monolingue ».

Ils représentent 80 % de l’offre de traduction professionnelle mondiale. Pour devenir traducteur, aucun diplôme obligatoire n’est demandé. Seules les compétences comptent.

MLV

Cette catégorie regroupe les petites sociétés de traduction qui comptent généralement entre deux et cinq collaborateurs. Il s’agit en général de traducteurs ou d’équipes de traducteurs qui souhaitent externaliser une partie de leurs services pour différentes raisons (développement de l’offre et externalisation par manque de temps).

Parmi les MLV, on compte également des agences de traduction dites « boutique translation companies ». Elles sont spécialisées dans un couple de langues particulier (l’anglais et le français par exemple), un domaine de spécialité spécifique (la traduction informatique) ou une zone géographique bien précise.

Sociétés de traduction

Enfin arrivent les « géants » de la traduction qui vendent des traductions comme on vendrait des meubles. Il s’agit de grosses compagnies qui achètent les traductions aux SLV et aux MLV et qui les revendent à des grands comptes.

Ici, les volumes de mots à traduire se comptent souvent en millions. De plus, les langues de destination se comptent par dizaines pour chaque projet de traduction.

Ces projets sont difficilement gérables pour des petits fournisseurs qui manquent parfois de moyens et de ressources pour traduire dans des délais très courts.

Parfois, ces sociétés comptent plusieurs bureaux de traduction répartis aux quatre coins du globe.

Cette omniprésence géographique leur permet de faire les « trois-huit ». Le cycle de production peut être réparti sur trois fuseaux horaires différents.

C’est aussi la possibilité de travailler avec des traducteurs internes. Par exemple, la grande société de traduction SDL a un bureau en France et c’est ce bureau qui s’occupe de toutes les traductions vers le français. Parmi les grandes sociétés de traduction les plus connues nous pouvons citer Transperfect, STAR Group, LionBridge ou WHP International.

Ces entreprises ne s’adressent qu’aux grands comptes et non aux particuliers.

Les MLV et les sociétés de traduction représentent 20 % de l’offre de traduction.

Crédit Unsplash

Synergie sur le marché de la traduction

Les SLV (traducteurs et interprètes indépendants comme moi-même) travaillent généralement pour des agences de traduction (MLV ou sociétés de traduction) ou bien pour des clients directs. En clair, ils ont le choix entre deux stratégies commerciales :

  • Ils choisissent de s’occuper uniquement de la traduction (leur cœur de métier), et acceptent en contrepartie d’accorder un pourcentage de leur rémunération à l’agence de traduction. C’est cette dernière, en effet, qui se charge de trouver les clients à leur place.
  • Ou bien, ils préfèrent s’occuper de la prospection pour travailler directement avec les entreprises qui ont besoin de leurs services. Si leur rémunération au mot est plus importante, ils doivent tout de même consacrer une partie de leur temps à tout l’aspect commercial.

Les MLV ou petits cabinets de traduction de deux à cinq salariés en général traduisent eux-mêmes les contenus demandés par leurs clients, et confient une partie des tâches de traduction à d’autres SLV de confiance.

Ils travaillent également pour les grandes sociétés de traduction qui externalisent les tâches de traduction.

Enfin, les cabinets de traduction XXL s’occupent de gérer des projets de grande ampleur, frôlant souvent le million de mots et couvrant des dizaines de couples de langues.

Ils délèguent les volets traduction-relecture-mise en page aux petits MLV ou aux SLV.

Nous comprenons donc clairement en quoi ce marché est fragmenté.

Face à ce marché, comment choisir entre agence de traduction et traducteur freelance indépendant ?

Pour faire appel à un traducteur, deux approches s’offrent à vous.

Première solution : confier la recherche du traducteur à une agence de traduction

La plus simple : chercher dans l’annuaire (ou sur Google) l’agence de traduction la plus proche de chez vous. Elle constitue un intermédiaire entre les traducteurs et le client (vous, que vous soyez une entreprise ou un particulier).

Vous lui confiez votre document à traduire. Le cabinet se charge de trouver le traducteur le plus habilité à répondre à votre demande, en fonction des langues source et cible évidemment, mais aussi du domaine de spécialité.

En effet, si le document relève du domaine juridique et si la traduction doit avoir une valeur officielle (un diplôme par exemple), il vous faudra obligatoirement passer par un traducteur « assermenté ».

Cette solution est la plus coûteuse, mais aussi la plus rapide. En effet, vous allez devoir payer et le fournisseur de services (= le traducteur) et l’intermédiaire (= l’agence).

En revanche, c’est l’option la plus efficace. Un professionnel va se charger de trouver rapidement un traducteur de confiance, disponible et qualifié pour vous. Il va s’occuper de l’éventuelle mise en page de votre texte traduit et effectuer tout un travail d’assurance-qualité avant la livraison.

Toutes ces étapes prennent du temps, et le temps c’est de l’argent.

Deuxième solution : chercher vous-même un traducteur

Crédit Unsplash

La deuxième option qui s’offre à vous est de vous affranchir de l’agence de traduction. Vous allez trouver vous-même un traducteur.

Vous réaliserez des économies mais vous allez devoir accomplir le travail de l’agence.

Comme vous pouvez tomber sur n’importe qui, n’importe quoi, vous prenez un risque. Et vous mettrez du temps avant de trouver la perle rare.

Si vous souhaitez donc travailler en direct avec un traducteur pour traduire un texte, plusieurs annuaires existent.

Tout d’abord, le site de la SFT, la société française des traducteurs, qui recense les traducteurs exerçant officiellement. Il y a aussi l’annuaire PROZ qui compte des milliers de professionnels de la traduction. Enfin, les Pages Jaunes constituent également une source intéressante.

Conclusion : il n’y a ni bonne ni mauvaise solution

Pour conclure, les deux solutions pour trouver un traducteur avec qui travailler sont intéressantes. Si vous êtes pressé.e et si vous souhaitez ne pas trop prendre de risques, optez plutôt pour une agence de traduction. Même si vous allez payer un peu plus cher au départ, vous pourrez faire confiance à des experts dans le domaine de la traduction qui sauront dénicher le linguiste confirmé adapté à votre demande.

Vous aurez aussi la possibilité de payer un service complémentaire de relecture. Autrement dit, un deuxième prestataire vérifiera la traduction.

En revanche, si vos moyens sont limités, vous pouvez faire directement appel à un traducteur freelance. Dans ce cas, il faudra vous armer de patience avant de trouver chaussure à votre pied.

Ce choix dépend de vos moyens, certes, mais aussi de la finalité de la traduction. S’il s’agit d’un usage interne, il n’est peut-être pas nécessaire de faire relire la traduction.

A l’inverse, si c’est votre vitrine commerciale qui est en jeu, la traduction d’un site Web dans le cadre de l’internationalisation de votre marque par exemple, ou un contenu imprimé en plusieurs exemplaires, mieux vaudra alors vous tourner vers un cabinet.

Dans les deux cas, le marché de la traduction c’est comme partout. Méfiez-vous des prix au rabais et des belles promesses.

Et si besoin d’une traductrice freelance et rédactrice, vous savez où me trouver.

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